" Ce qui compte, ce n'est pas d'être jeune
dans sa tête mais d'avoir un jeune dans son corps "
(Valérie
LEMERCIER)




PS 1: Merci Brigitte Jaune ... d'avoir osé acheter ce magnifique objet !
PS 2: Après de multiples essayages, nous avons été contraints de convenir que seule Ferula pouvait se permettre une telle audace ... et une telle taille (44) !
Un dimanche qui fait un peu mal à la racine des cheveux… Blotti sur le canapé, regardant un épisode de " Six feet under " ou répondant au téléphone… j’essaie de rassembler mes souvenirs. Non, ce n’est pas l’abus d’alcool qui me met dans cet état… on a bu, mais pas tant que ça. Mais pourquoi Grandmendois a-t-il dit " oui, on y va " ?
La soirée avait pourtant bien commencé, et même très bien commencé. Après une journée passée à flâner dans Mende pour trouver l’inspiration pour des cadeaux de Noël, le rendez-vous était fixé à 19h30 à L’Hôtel de France avec les amis du Lycée pour le repas de Noël. Excellente idée que ce restaurant : cadre agréable, nourriture excellente, ambiance joyeuse… j’étais dans mon élément, prêt à poursuivre à L’OZ, la rhumerie mendoise. Autre belle surprise : le lieu est vraiment sympathique et l’ambiance toujours chaleureuse. Mais alors pourquoi a-t-il dit " oui, on y va " ? J’avais pourtant décliné l’invitation auprès de Pintade De Deuxième Catégorie, pensant que Grandmendois ne souhaitait pas se coucher trop tard (travail le dimanche oblige !). Mais il insiste : " oui, on y va " !
C’est à ce moment là que tout a basculé et que nous avons plongé dans un monde parallèle que seule la Lozère peut créer… Nous voilà partis pour La Fiesta, boite mythique de Mende (et pour cause, c’est la seule !). Il y avait pourtant des indices, de nombreux indices… Tout d’abord, pas de voiture ! En effet, pour se rendre à La Fiesta, nous prenons une navette, un bus gratuit qui a pour unique fonction d’aller et venir entre le centre ville et la discothèque. Gratuit ? ! Est-ce le premier indice ? Lorsque la navette arrive, je comprends pourquoi… je n’avais plus vu ce genre de véhicule depuis mes années lycée : le vrai vieux bus, avec banquettes en skaï, empli de la jeunesse mendoise plus ou moins imbibée… j’étais projeté une vingtaine d’années en arrière… avec les mêmes hurlements d’une jeunesse désoeuvrée. Un jeune à une amie : " Allez, monte (Ndla :dans le bus), avec une cagoule ça ira… ". En effet ça ira… Mais alors pourquoi ça hurle ? Pourquoi ça joue à vouloir se crever les yeux ? Pendant tout le trajet, une seule inquiétude : non, le problème n’est pas d’être dans le même bus… le problème c’est qu’on va les retrouver dans la même boite ! ! ! Pourquoi n’est-il pas possible d’arrêter la navette et de rentrer à pied, sagement à la maison ?
Arrivée en boite, la jeunesse se rue vers l’entrée… Pourquoi se bousculer, puisque tous ceux qui ont fait le trajet en navette sont là, et que l’on finira bien par entrer : la discothèque est tout de même plus grande que ce vieux bus ? ! Privilège de l’âge et du nombre, nous parvenons à entrer rapidement. Deuxième indice : le prix d’entrée ! Six euros par personne ou une bouteille à 60 euros ! Mais comment est-ce possible ? Ont-ils oublié de faire le passage des anciens francs aux euros ? Même du temps de notre splendeur à Montpellier, on payait déjà plus cher (et malheureusement, les années sont passées, nombreuses, sur notre splendeur !). Troisième indice, le vestiaire… gratuit, encore une fois ! Je n’ai jamais connu ça ! ! ! Un vestiaire gratuit où tu peux déposer toutes tes fringues sans te faire insulter par une jeune débile et arrogante (oui, oui c’est compatible) !
C’est alors qu’il a fallu trancher un dilemme : salle techno ou salle années 80 ? C’est un revival années 80 qui nous a donc accueillis. Et là, le fait que tout soit gratuit trouve son explication. Malheureusement, les mots ne parviennent pas à décrire le sentiment qui m’a envahi. La décoration ? Je ne sais… Je n’avais jamais vu ça, même dans des boites de deuxième zone à Marseille… avec en sus une absence de ventilation, ce qui permet à la fumée des cigarettes de créer un doux nuage ambiant. Les autochtones ? Je ne sais… Un étrange mélange improbable mais qui semble avoir l’habitude de cohabiter… mais il est certain qu’il n’y a que Grandmendois et moi pour y être vêtus d’un costume ! La musique ? Là je sais… " Spaaaacer… " de Miss Sheila, " Terres brûlées, au Nord…. " de Mister Sardou… et autres merveilles passant de " Y.M.C.A la la la la… " à " Egaré dans la vallée infernale, le héros s’appelle… ". Un peu de Vodka aide à faire passer le tout… et puis quelques passages dans la salle techno (?) aident à varier les plaisirs (Ndla : mais alors pourquoi y ai-je dansé sur du raï ou sur des musique afro ?). Mais ce qui est le plus étonnant, c’est que je danse, que nous dansons tous, que nous nous amusons énormément ! Il a y des mystères que l’on explique pas. Et ce n’est pas la présence de quelques élèves qui parviendra à nous inhiber.
Puis arrive le moment du départ : reprendre les sacs, les vestes et manteaux… Et puis surtout attendre que ceux qui se battent au niveau de la porte d’entrée aient terminé leur petite activité. Une coutume locale certainement ! Retour vers cinq heures du matin… Retour étrange, toujours par la navette… Mais la jeunesse semble être fatiguée… Nous non… Et on le fait entendre ! Après tout, ce sont eux qui avaient lancé les hostilités lors du trajet aller ! Et bien, oui, le personnel de l’E.N. chante faux… Mais chante tout de même… A cinq heures du matin !
Le dimanche a fait un peu mal à la racine des cheveux… Mais je vous jure que ce n’est pas l’alcool… Peut-être le fait d’avoir retrouvé un monde plus rationnel, d’avoir quitté une dimension surréaliste… avec l’étrange sensation d’y avoir pris du plaisir ! Mais pourquoi a-t-il dit " oui, on y va "? Mais pourquoi ai-je le sentiment que l'on y retournera et que l'on aimera ça ?
Ce matin, c'était Noël avant l'heure ! Tout a commencé par une heureuse surprise en ouvrant les fenêtres... la première neige de l'année !

Un peu de blanc saupoudré sur la Lozère... bien sûr, cela n'a pas duré toute la journée, mais assez pour accueillir le Père Noël.

Il est arrivé sous la forme de la factrice, les bras chargés d'un immense paquet... en provenance d'Alsace. Mais alors ce n'était peut-être pas le Père Noël mais le bon Saint Nicolas ? Un vent mulhousien s'est alors emparé de Mende lorsque le paquet a été ouvert : des décorations de Noël, des douceurs alsaciennes, un Christmas Tea, des bougies, et plein d'autres surprises... et des mots doux et tendres d'Augustin, Louis, Catherine et Pierre ! Quelle magnifique façon de débuter ce week end de Décembre (ou presque week end, puisque Grandmendois a du très vite retourner dans son magasin de jouets... et oui, Noël c'est parfois aussi du commerce !).
Alors l'esprit de fête a gagné la maison, et des décorations de Noël ont poussé un peu partout, alliant la tradition alsacienne et une interprétation contemporaine toute petitetgrandmendoise...

La fameuse couronne... spéciale Catherine !

Une réinterprétation du sapin de Noël...

Une décoration contemporaine à partir de douceurs alsaciennes...
PS1: Nous ne savons pas quelle molécule circule dans l'air pourtant pur de la Lozère, mais c'est tout de même le deuxième article que l'on croirait écrit pour les enfants sages !!! Vivions-nous dans le monde magique de Chantal Goya ? Vivement la ville, la pollution et le béton que nous retrouvions nos vraies personnalités !!!
PS2: Information de dernière minute... Nous venons d'apprendre que le Père Noël n'existe pas et qu'il ne s'agit que du plus grand menseonge que les adultes racontent aux enfants plus très sages... un rêve s'effondre...
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